octobre 2009

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J’ai souvent l’image de l’artiste à l’attitude dilettante, pourtant je n’hésite jamais à saisir le moindre prétexte pour avoir une carrière internationale. Seul soucis, ça merdouille régulièrement.

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Je suis artiste depuis 1991. Depuis cette date, grâce à ma bonne étoile, j’ai toujours fait des rencontres qui m’ont permis d’approcher le petit milieu de l’art contemporain, mais jamais de faire décoller ma carrière.

New York. Septembre 2008. Restaurant le Bernardin. Je me retrouve dans un diner avec le milieu financier et culturel new Yorkais (ne me demandez pas comment je peux atterrir dans cet endroit prestigieux, c’est trop long à expliquer).
Après les présentations des convives, je réalise que Lisa Dennison, ancienne directrice du guggenheim, est assise à ma table. Bordel de merde, vous vous rendez compte. Ancienne Directrice du Guggenheim, maintenant chez Sotheby’s !! Elle est trop éloignée pour que je puisse lui parler. A ma droite, juste après madame Bobig, je comprends qu’il y a son mari. Alors là j’ai une pensée fulgurante.

« Bobig ! tu as un coup à jouer…à toi New York !! ton concept d’art gratuit va les scotcher !! fonce petit attaque !! mords !! »

Madame Bobig qui maitrise parfaitement l’anglais me le présente (elle est fortiche cette gonzesse). On parle de notre visite new-yorkaise, de la météo bref une discussion bien ordinaire. Le sujet glisse sur l’art et là j’attaque…en pensant qu’il va parler de mes œuvres à sa femme.

Il est bon de préciser que je suis une grosse quiche en anglais. Vous rajoutez ma timidité maladive et vous avez un cocktail explosif. Pendant 15 minutes, j’essaie vainement d’expliquer mon concept d’art gratuit avec un accent à s’arracher la langue. Je vous résume :

-Iou now eye making free art andeu verybody canne have a bobigsss worqueu…

Un silence pesant. je bafouille mon slogan « free art = free artist », sourire bête figé. J’ai bien senti que je faisais fausse route. Ne maitrisant pas mes bêtises artistiques, madame Bobig n’ose pas m’aider. Au final, le mari de Lisa est plus intéressé par son repas que par mon concept révolutionnaire.
J’ai bien apprécié les plats, mais ma carrière internationale a pris un peu de retard ce soir là.

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Hier soir. Impossible de m’endormir. Je descends dans le salon, j’allume la téloche, je tombe sur l’émission de Guillaume Durand « l’objet du scandale ». objectif : inviter Matthieu Kassovitz et Jean-Marie Bigard qui défendront leurs thèses sur les attentats du 11 septembre 2001. Ces derniers devaient venir initialement avec le journaliste Eric Laurent et le physicien danois Niels Harrit, mais Guillaume Durand s’est opposé à la venue des deux spécialistes au dernier moment. Le débat impartial commence…

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Ils sont confrontés à deux journalistes. Le débat commence et là…Rien. Les deux journalistes et Guillaume Durand ont un seule mission : Descendre en flèche Matthieu Kassovitz et Jean-Marie Bigard.
Pourtant dans le discours de Kassovitz (je mets Bigard de côté car il est trop passionnel), aucune trace de conspiration ou de supercherie comme le faisait Thierry Meyssan.  Il a des doutes, tout simplement,  il les exprime. . Et là patatras…le journaliste chargé de dézinguer les deux sceptiques fout tout en l’air en expliquant que Matthieu Kassovitz et Jean-Marie Bigard croient à la thèse d’avions téléguidés…ensuite il glisse son discours dans l’émotion en parlant d’enfants disparus dans le crash. Au fond de mon canapé, une seule certitude, ce journaliste n’a rien préparé. c’est le tueur à gage avec un soupçon d’ironie.

Je vous explique le contexte. il est presque minuit, je suis fatigué,  j’assiste au débat le plus con de l’année.  Les journalistes présents n’étaient pas là pour discuter mais pour expliquer qu’il ne faut pas avoir de doute. Pendant le reste de l’émission, c’est un brouhaha continuel. On ne discute pas. un camp a raison, l’autre a tort.point barre.  aucune neutralité du présentateur. De la merde en boîte.

Ce qu’il faut retenir de cette expérience télévisuelle : Il faut absolument que j’évite la petite lucarne quand je souffre d’insomnie.

les vidéos de l’émission : le début - Le milieuLa fin.

mise à jour : un article de la télé libre.

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Article de vieux con mais c’est l’occasion de revoir mon petit parcours bloguesque…

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Je vais vous parler d’un temps que les moins de 13 ans ne peuvent pas connaître. 1996, date de ma première connexion. Mon entrée dans le monde merveilleux d’internet.
Dés le départ, j’ai eu de la chance, mon arrivée sur le web a coïncidé avec l’apparition du logiciel Claris home page, le premier éditeur wysiwyg. pas besoin de bloc-note. Je commence donc à profiter de mes 5 Mo d’hébergement. Mes sites étaient très simples (un peu comme celui de Ségolène Royal). Pas de fioriture, des gifs animés pour rendre attrayant. Mon premier objectif était de vendre mes peintures en ligne. j’ai vite changé pour devenir un artiste « open source » (c’est une autre histoire). J’essaie de perfectionner le design de mes pages. Tout fier, je suis repéré par le site « computer arts ». Internet est un territoire gigantesque à découvrir…passionnant !!

Je ponds principalement des sites portfolios mais aussi des œuvres dédiées à internet. je n’ai plus mes archives mais je me souviens très bien d’une séance d’hypnose en ligne pour devenir un artiste. Ha c’était le bon temps où on construisait un site de A jusqu’a Z. Pas de base données.Les mises à jour se faisaient à coup de FTP. Au final, plus de créativité. il fallait mettre les mains dans le cambouis. vous pouvez dire que je suis réac’ mais je ressentais de la joie à voir le résultat des mes tripatouillages de code HTML.

Fin 1998, première déception. la publicité envahit le web. L’hébergeur gratuit mygale ferme ses portes.  L’euphorie des débuts se transforme en petite gueule de bois.

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Fin 1999, je mets en ligne des oeuvres (principalement de grandes images) par ordre chronologique, toujours par FTP. Chaque jour, chaque mois, une nouvelle artisterie. les prémisses d’un blog…je suis de plus en plus présent dans le petit monde du net-art français.
En mai 2000, je sévis sur la liste de diffusion  « Palais tokyo« , Un des participants aborde le sujet des weblogs. l’idée m’attire et je m’inscris sur blogger. Mon premier blog est en ligne. des chroniques journalières. je mets en ligne des œuvres et des anecdotes. Plus besoin de programmation. Mise en ligne rapide. Quel plaisir…

L’idée d’être un des premiers francophones à utiliser ce système de publication me fait plaisir  mais je me sens très  vite à l’étroit dans un même site, j’ai du effacer et reconstruire des dizaines de blog. De blogger, je passe à movable type…

Les premiers commentaires arrivent. Fabuleuse sensation de communication. les gens participent à mes œuvres. des relations se tissent. Internet se développe à vitesse grand V.  Puis arrivent mes premières emmerdes. Mon blog est mitraillé par les spams. De la publicité envahissante…des filtres apparaissent pour automatiser la suppression. les ennuis ne sont pas finis…

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De movable type, je passe à wordpress.  2003. là, Internet commence à puer du cul (désolé pour l’expression), des blogs pullulent dans tous les sens.  Les boites de com’, les patrons d’entreprise s’intéressent à ce moyen d’expression…Je suis invité dans des soirées de blogueurs, je me chope une nintendo DS gratos. je ne suis pas à l’aise mais j’en profite. Au fur et à mesure des années, on parle de blogueur influent, de monétisation du blog…je suis un peu perdu. Je continue à effacer et reconstruire des blogs.

2005 – 2006 – 2007…..Les commentaires deviennent agressifs. la moindre polémique attirent les cons. On ne peut pas donner son opinion sans s’attirer des foudres. je reçois des insultes, je modère à tours de bras. Du coup, mes articles deviennent moins personnels. je poste surtout des liens, je relaie les buzzs bêtement…j’oublie le contenu. je poste mécaniquement. Je surfe rarement chez les autres blogueurs. je pense que 99 % des sites sont de la merde. y compris le mien.

2009. Il reste 1 % de sites qui valent le coup d’œil . j’arrête de faire le gars désabusé. je me sors les doigts des fesses (désolé pour l’expression) et  je  reprends le surf du web. je blackliste les sites panneaux publicitaires. je lance un nouveau blog (vous êtes dessus). Let’s go crazy !!!

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Après une semaine de MMORPG IRL, je reçois dejà de nombreux courriers. Je vais m’efforcer d’y répondre le plus rapidement possible.

Voici un courrier de Laura M. de Romainville (France) :

« Cher monsieur Bobig, cela fait bientôt 11 ans que je suis de très prés votre carrière artistique. Une question me taraude. Quelle est votre artiste préféré ? »

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Merci Laura pour l’intérêt que vous portez à mes travaux. Sur le réseau,  j’ai souvent cité Gérard Gasiorowski comme peintre qui m’a beaucoup influencé. Pourtant, j’ai toujours eu la pudeur d’évoquer ma fascination pour un autre artiste. Il s’agit de Barbouille, le fils du célébre Barbapapa. je tiens à lui rendre hommage avec cet article.

A la télévision, quand je voyais les aventures de barbouille, je ressentais une véritable joie quand il peignait un joli vase avec des fleurs. Son coup de pinceau agile et précis m’a toujours impressionné. Couleurs vives, composition parfaite. Que du plaisir pour l’esthète.  Depuis de nombreuses années, quand j’attaque une toile blanche,  j’ai toujours une pensée pour ce peintre trop méconnu.

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41 ans. sans doute la peur de devenir un gros patapouf ratatiné, je me suis inscrit à une salle de sport.

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Ce n’est pas ma première expérience. Il y a quelques années, mes débuts en salle m’avaient laissé un souvenir douloureux. Je vous explique.
Un mardi soir, j’entre dans le gymnase avec la ferme intention d’avoir la musculature d’Hulk Hogan. Mon coach, une charmante jeune fille, me prépare un programme.

- Bonsoir , ce soir nous allons travailler le torse. Vous allez faire une séance de butterfly…(ce n’est pas moi sur l’image)

Elle m’accompagne à l’appareil. je m’installe en confiance.  Le principe est de ramener des poids avec les bras pour augmenter la masse musculaire du haut du corps. Après des explications, elle observe mes premières tractions. C’était vraiment une jolie fille et sa tenue sportive mettait en avant des formes très avantageuse.
Phase de séduction ou tout simplement le rut du mâle, j’ai fait les exercices comme un fou furieux. Je ne faisais plus du tout attention à l’effort…elle me regardait, je voulais impressionner la gamine…

Je me suis rendu compte de mon erreur quand elle s’est éloignée, indifférente à mes efforts sportifs. A la deuxième série de traction, Je ne travaillais plus mon torse mais je serrais les fesses. j’avais donné toute mon énergie pour flamber. impossible de soulever le poids, je n’avais plus de jus…Mon orgueil masculin en avait pris un coup mais le pire était à venir.

le lendemain matin , au réveil, impossible de plier les bras. Me brosser les dents étaient une souffrance. Des courbatures me traversaient les pectoraux. Ma femme était obligé de m’aider pour enfiler un malheureux t-shirt ou ma veste (je vous passe les sarcasmes de madame Bobig, les filles sont cruelles).

Cette année, j’ai de la chance. Je m’emballerai moins, aucun risque d’être courbatu. Mon coach est un grand black peu attirant…

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Comme un héros parcourant des terres inconnues, toute la semaine, j’ai exploré le ouaibe.

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Dans toutes les circonstances, mon père saisit l’occasion de faire un bon mot.

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La scène se déroule dans un restaurant, juste avant l’enterrement de ma grand mère.  Nous déjeunions en famille. L’ambiance n’était pas à la joie et à la bonne humeur. Une de mes tantes s’approchent de notre table et nous déclare :

- Henry (un oncle) a perdu ses clefs…

Mon père me regarde avec des petits yeux moqueurs  :

- Le pauvre il n’a pas de chance, le même jour il perd ses clefs et sa mère.

C’était le seul moment de détente de la journée.

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Je n’aime pas le foot. Je déteste regarder les matchs à la télévision. Pourtant, je subis un dédoublement de la personnalité quand je joue à Fifa 2010.

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j’enfile ma tenue du PSG et mes crampons,  je m’installe mollement sur mon canapé. Pupilles dilatées, mains crispées sur la manette, Les matchs contre mon fiston de 14 ans sont épuisants.

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Le plus gros soucis se situe au niveau du son. branché sur le Home cinéma, on est immergé dans l’ambiance du stade. Trop enthousiaste, mes cordes vocales sont prêtes à se rompre à la moindre action un peu chaude. Nuisance dans la copropriété et soucis dans ma vie de couple, madame Bobig a du mal à supporter cette hystérie.  Elle ne percute pas sur les fines stratégies que je mets en place, et surtout qu’il est nécessaire de motiver mon équipe. Je vous laisse juger par vous même, ce n’est pas si grave.


De toute manière, les filles ne comprennent rien au ballon rond. ..hum…Je me demande si je deviens pas con comme un supporter ?

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1990. Je pars au service militaire, mon père me balance cette phrase très forte : « pour être tranquille et ne pas attirer les cons, tu fermes ta gueule  »

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Bilan de mon passage sous les drapeaux : Viré de caserne. élément à surveiller en permanence. Inapte au commandement.

2009. je propulse un nouveau blog. Une voix résonne « pour être tranquille et ne pas attirer les cons, tu fermes ta gueule ».

Bilan au bout de mon 8eme article : je passe pour un blaireau sans humour. La bande à pingoo m’incendie dans les commentaires.

Conclusion : il faut toujours écouter son papa.

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Dans l’émission intellectuelle (huhuhu)  de France 2 « On n’est pas couché », Jacques Séguéla a une fois de plus balancé une phrase maladroite. Les excessifs pourront même dire que c’est une grosse connerie.

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C’était à propos de l’affaire Julien Dray, voici la phrase :

Julien Dray est victime. Il est victime de ce cancer qui s’appelle l’Intox. Qui est dû à quoi ? Qui est dû au net. Le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes ! C’est un dieu vivant ! Car Internet permet a tous les hommes de communiquer avec les autres hommes. En quelques secondes, le net peut détruire une réputation !

Au final, quand je lis les différentes réactions de la blogosphère, je pense qu’il n’a pas entièrement tort. Pire, il a peut être tout à fait raison. Je m’explique.

Plutôt que les articles des blogs qui abordent ce sujet parfois intelligemment, il faut s’intéresser aux commentaires :

  1. Pourquoi écouter quelqu’un qui a plus de 50 ans et manifestement raté sa vie?
  2. Je vais faire court….ce mec est un con……
  3. Jacques Séguéla, la plus grande S…perie depuis Internet!

ça ne vole pas haut. C’est internet. Des zigotos qui se défoulent dans des commentaires agressifs qui ne font pas avancer le débat. De là à dire que le web est une grande saloperie. Pourquoi pas ?

Depuis ma première connexion en 1996 jusqu’à aujourd’hui, j’ai observé la multiplication des Jacques Séguela sur la toile. Je veux parler des blogueurs.  De la publicité , du sponsoring caché…on dirait du Jacques tout craché.

Exemple avec le site de Pingoo. Un de ces articles est sponsorisé par la secte Rael – mouvement  inscrit sur la liste des sectes dangereuses par la Commission parlementaire sur les sectes. (voir mise à jour) .

De nombreux blogs ont fait leurs apparitions avec un contenu qui n’est là que pour séduire les moteurs de recherche (nichons + technologie). Des panneaux publicitaires 1440 x 900 pixels qui me font penser aux œuvres de jacques. De là à dire que le web est une grande saloperie. Pourquoi pas ?

Personnellement, sur internet, on a usurpé mon identité, j’ai frôlé un procès, on a piqué mes oeuvres sans respecter le copyleft, on m’a spammé, insulté ma famille, menacé physiquement… De là à dire que le web est une grande saloperie. Pourquoi pas ?

Pourquoi continuer à surfer ? tout simplement parce qu’au milieu des saloperies, on découvre parfois des petits diamants. Des sites qui permettent de progresser, on tisse des relations avec des personnes qui nous apprennent des choses sur l’autre et/ou sur nous même. N’en déplaise à jacques Séguéla, Le jeu en vaut la chandelle !!

mise à jour 12h11 : Merde, je manque d’humour. Sur pingoo, l’article sponsorisé par RAEL avec le lien direct sur le site officiel de la secte était censé être rigolo.   Pour bien faire sentir ma solitude, l’auteur a posté un dernier article sponsorisé par la Waffen SS . Bof… La rapidité pour atteindre le point godwin me surprendra toujours.
Ok…je me suis bien fait avoir. Cela dit ce n’est pas facile de trier les liens sponsorisés ou non. la série « Kali » c’est de l’humour aussi ?
Je raye et je modifie mes propos pour essayer d’être plus clair (pas évident aujourd’hui)


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MC Raymonde

Enterrement suite et fin.  Des obsèques.  On est toujours secoué par un mélange d’émotions qui peut frôler la crise de fou rire. Je tiens à remercier la maîtresse de cérémonie qui  a tout fait pour me déstabiliser avec un sermon bien nul à chier.

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Nous l’appellerons Raymonde. Nous sommes tous réunis dans l’église. Le cercueil est posé devant l’autel. Raymonde commence son discours :

- Hum, nous sommes ici…voilà…dans l’église…pour accompagner une dernière fois Patrick (le mort s’appelle Yves).

Assis au fond de la salle, je ne vois pas la famille en deuil mais j’imagine leurs regards interloqués.

- A travers sa musique, Patrick a toujours eu une recherche spirituelle…

La salle chuchote le vrai prénom …Yves…

- Oui Yves bien sûr…je suis aussi émue..voilà…donc…

A ce moment précis, j’ai commencé à fermer les yeux pour essayer de l’ignorer. J’ai eu beaucoup de mal à me concentrer, surtout lorsqu’elle a comparé la passion d’Yves pour Sitting Bull avec la parole de Jésus Christ. Là faut avouer que Raymonde a fait très fort. Sitting Bull versus JC…Fallait oser. Durant 30 minutes, elle a aligné tant de sottises que j’ai regretté de ne pas l’avoir enregistré.

En sortant de l’église, j’imaginais Yves s’il avait assisté à cet hommage. Avec son air bourru et le sourire en coin, il m’a semblé entendre sa voix « Elle est vraiment conne celle là !!! ».

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En discutant via MSN, je me rends compte de la force de certains échanges :

- Chris : on va arriver dans une période où l’on va voir des gens partir

- Bobig : C’est beau ce que tu dis.

- Chris : Je sais.

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Décidément le dieu de la météorologie  Gillot-Pétré est en colére contre moi. Par le passé, j’ai sans doute trop ignoré ses prédictions.

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Depuis il se venge. A chaque enterrement auquel j’assiste, il fait un temps médiocre, avec une petite pluie pénétrante. Ces cérémonies sont rarement joyeuses mais le ciel gris et la petite bruine sont des options que j’aimerai bien éviter. On est dans la réalité, pas dans un feuilleton qualité française où il faut absolument montrer un temps de crotte pour décrire la peine des participants.
Quitte à brûler un cierge devant la tombe de Gillot-Pétré, aux prochaines obsèques, je souhaite un ciel sans nuage et des températures agréables.

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En lisant ce titre,  le lecteur aura l’impression que l’auteur aborde la discographie complète de Pascal Obispo. Que nenni. On va survoler un théme beaucoup plus drôle.
Il  existe une différence fondamentale entre mon jeu de rôle massivement multijoueur IRL et les mmorpg classique : La mort.

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Dans un jeu vidéo classique, quand le personnage principal meurt, il traverse des zones brumeuses pour ensuite récupérer son corps et se refaire une santé. Dans « World of bobig », ce n’est pas du tout la règle. Une fois mort, on y reste. On pourrit mollement dans un cercueil pour nourrir les asticots du vieux cimetière de Noisy le sec (j’aime écrire de longues phrases inutiles).

Avantage : Cela donne plus de saveur aux instants passés dans le jeu.

Inconvénient : on est dans l’impossibilité de jouer une nouvelle partie (à moins de croire en la réincarnation, ce qui n’est pas mon cas).

Demain après midi, je vais assister à l’enterrement d’un personnage que j’ai fréquenté pendant quelques années. Le poison dans son corps a été rapide. On a tout essayé mais impossible de le ressusciter.
Demain après midi , je vais enfiler des vêtements aux couleurs sombres, assister à la cérémonie. Pour ne pas perdre la face, je vais faire de l’humour noir. Adopter l’attitude du gars qui soutient le moral des troupes…Foutu mensonge.

De telles épreuves me tendent un miroir, je prends conscience qu’un jour je ne récupérerai pas mon corps dans un cimetière pour vivre de nouvelles aventures. La mort, c’est moche.

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je ne vous décrirai pas le contexte dans lequel j’ai prononcé cette phrase :

« Ma myopie est tellement forte, je ne vois pas mes couilles… »

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Dans ma petite tête de quarantenaire,  je suis toujours ce garçon au sourire espiègle et regard rieur…cela  pose un problème quand je réalise que mes gamins sont plus matures. Lorsque je plaisante bêtement avec des blagues pipi – caca, mon fils (14 ans) et ma fille (11 ans) me fixent avec un rictus attristé. Tant pis pour eux, j’assume.
A leurs yeux, je suis un vieux donc pas drôle. Paradoxalement, plus mes gamins ont  honte, plus je régresse mentalement. C’est une pente dangereuse, car maintenant  je dépasse  rarement le stade anal.

Pour me donner du courage, je fixe de temps en temps cette photographie en espérant que mes gosses ne deviennent pas trop vite adultes. C’est pas gagné.

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Ce matin, en me levant, j’ai eu un flash (j’ai souvent des éclairs de génie au réveil,  ces concepts révolutionnaires se perdent  très souvent dans les tréfonds de mon subconscient) : Ma vie est un jeu en réseau mais en vrai. Chaque événement est une quête, chaque con rencontré ressemble à s’y méprendre aux méchants monstres des MMORPG, plus le temps passe, j’accumule de l’expérience.  Bref, je suis le personnage principal de mon propre jeu (et j’ai un ego démesuré)

L’objectif est simple. Essayer de mener un nouveau  blog de A jusqu’à Z. Partager les anecdotes plus folles les unes que les autres de ma vie passée, présente et à venir (ou rêvée) …

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