J’ai testé pour vous

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En décembre 2009, j’avais pondu un article sur les épisodes 1 et 2. Visionner ces films m’avait valu six mois de psychothérapie intensive dans le service du Docteur Choubard.

Fort de cette thérapie, je n’ai pas hésité un instant à affronter, pour la troisième fois, ces démons de la nuit. Mieux, j’ai même proposé à mes charmants voisins d’accompagner leurs enfants à cette séance. imaginez un instant. Toute la copropriété est rassemblée autour de moi – configuration identique au dernier repas de jésus. Me sacrifiant pour sauver ces deux familles. je peux vous dire qu’il y a eu des sanglots et des regards admiratifs. Revenons au sujet. Twilight 3.
Accompagné de trois jeunes filles – moyenne d’age 11 ans – je me dirige vers la salle 14 du complexe UGC de rosny 2. Armé de pop-corn et de boissons fraiches, je me sens fort. Après des spots publicitaires interminables, la lumière s’éteint.
Dans ce scénario, une plus grande place est accordée au loup-garou. Un jeune indien qui passe l’ensemble du film torse nu vêtu d’un simple short en jean. Ce dernier est raide dingue de l’héroïne. Celle ci – reflet de cette jeune génération perdue en pleine crise financière – hésite. Que choisir : un werewolf hyper chaud bouillant avec des muscles saillants ou un suceur de sang palot avec trois centimètres de fond de teint ? Sang froid versus sang chaud. concept magnifique porté par des acteurs aussi expressifs qu’un slip dans un bac à linge sale. la réponse ne surprendra personne.
Elle choisit le vampire à tête d’ampoule au bout de deux heures de blabla interminables et cinq minutes de baston (le meilleur du film). Contrairement au deuxième épisode où la salle suivait l’intrigue religieusement, j’ai remarqué des petites crises de fou rire avec certaines scènes.
En particulier, cet instant où le vampire est prêt à arracher la culotte de la jeune fille avec les dents mais se contrôle au dernier moment pour finalement se mettre à genou à ses pieds. Mon esprit pervers m’avait fait espérer un cunnilingus sauvage. je ne vous cache pas ma déception quand il l’a demandé bêtement en mariage.
Au bout de trois twilights, j’avoue que je suis un peu perdu. à chaque nouvel opus, on descend dans les tréfonds du ridicule. j’ai peur de l’arrivée du quatrième épisode. Je pense que je vais recontacter le docteur Choubard.

bonus : je ne résiste pas à copier-coller cet extrait d’un texte dans les inrocks concernant la dernière scène de twilight 3 :

A la fin de Twilight 3, dans un champ de pâquerettes, Edward tente une dernière fois de dissuader Bella de l’épouser. Ne serait-elle pas aveuglée par son amour pour lui ? Ne regrettera-t-elle pas d’être changée en vampire ? Bella le mouche par une formidable déconstruction amoureuse deleuzienne : ce n’est pas seulement toi que j’aime, mais aussi d’où tu viens, ton “territoire”. La révolution des vampirettes est en marche. Et la saga de Meyer au top des ventes pour encore un moment.

Le coup de la « déconstruction amoureuse deleuzienne » m’a scotché. Comme quoi, on peut découvrir des concepts puissants dans des navets.

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Je suis un excessif, j’aime aller au bout de mes limites. Tester la résistance de mon corps et de mon esprit dans des milieux agressifs. Un exemple : il y a quelques années, je n’ai pas hésité un instant à assister à un concert de Sylvie Vartan au palais des sports. Pourtant, malgré cette expérience, rien ne m’avait préparé à l’ épreuve ultime : Assister au direct de « la nouvelle star » !!

Mon histoire commence le 11 mai 2010. Dehors il pleuvait, alors qu’une sale morosité régnait dans la maison, Miss Bobig m’a interpellé : « tu fais toujours des trucs avec ton fils mais rien avec moi !! ce n’est pas juste ». A cet instant précis, j’ai eu un flash. le genre d’idée qu’on regrette dans les trente secondes qui suivent :

Poupoune !! et si on assistait à la nouvelle star ?

Connexion sur un moteur de recherche, je découvre avec un petit sourire filou, qu’il faut participer à un tirage au sort pour assister à cette émission. Rarement heureux en jeu, je me suis inscrit, persuadé que j’allais perdre.
Les jours s’écoulent mollement comme des gouttes d’eau sur les fenêtres de notre maison (c’est beau, on dirait du obispo). le 15 mai, je consulte ma messagerie. Ouf j’ai la réponse, je vais annoncer l’échec à ma fille. quand soudain, un cri de bête retentit dans l’appartement « Wahaaaaaaa papou j’ai gagné à la nouvelle star !! ».
Le monde s’écroule autour de moi. La petite rusée, connaissant mon infortune avec le hasard, avait lancé l’inscription de son côté. Doué pour la comédie, je feins le bonheur. Miss Bobig a donc observé la joie immense de son père d’assister à un jeu de merde sur M6.

19 mai. J’ai passé l’après midi avec ma fille à la conception d’une jolie banderole en hommage à une candidate. Après avoir convaincu madame Bobig de m’accompagner dans cette galère, nous voici parti direction le Pavillon Baltard…17H30, il y a déjà une petite file de personnes qui attendent. Je suis rassuré. Nous aurons des places assises les doigts dans le nez, je rassure madame Bobig qui a fait pété des chaussures talons haut pour l’occasion.
Derrière nous, un groupe de jeunes d’une vingtaine d’années. Pour résumer méchamment, dans le lot de physiques ingrats, deux filles se démarquent par leurs tenues légères et leurs jolies minois. Ce groupe a une importance dans la suite de l’histoire…

18H30, Une heure debout, le visage de madame Bobig se durcit. les magnifiques chaussures ne facilitent pas l’attente. Nous avançons petit à petit , quand un membre de la sécurité hurle à la cantonade « il n’y a plus de places assises ! ». Madame Bobig me jette un regard à la Clint eastwood, je tente un vague rictus pour la détendre. Les choses se dégradent. J’ai envie d’annoncer à Poupoune que l’on renonce au spectacle mais l’esprit de sacrifice reprend le dessus…nous y assisterons debout !!

19H15. Après vérification de la banderole, nous rentrons dans les fosses qui jouxtent la scène de Baltard avec le petit groupe entraperçu plus haut. Les places assises sont toutes prises, sauf derrière le jury. Madame Bobig tente le contact avec la responsable de la salle, un jolie blonde au visage fermé. « Bonjour, y a t-il une possibilité pour des places assises pour ma fille ? »

- Non désolé madame. Tout est réservé…si vous voulez partir vous pouvez….

Madame bobig se retourne en ébullition. Je courbe l’échine, feignant d’observer mes chaussures. les deux mignonnes s’approchent de la responsable…

- oui bien sûr vous pouvez prendre les places juste derrière le jury….

Bon sang mais c’est bien sûr. Il y a un filtrage pour s’asseoir derrière Lio et les autres…deux critères : Belle gueule et beaux seins. Les copines moches s’approchent pour espérer les mêmes places. Un grand black membre de la sécurité casse immédiatement leurs espoirs :

« Non, pour vous c’est non…vos copines ont un physique, vous ce n’est pas possible ». Il balance ça, sourire aux lèvres, ton humoristique…je reste bouche bée. Les laids ne se défendent pas et se retournent pour me tenir compagnie dans la fosse. « quelle délicatesse » soupire une des recalées.

Remarque de madame Bobig : « Black et petite , je n’ai aucune chance d’être derrière Dédé ». C’est vrai que la couleur dominante est le blanc. A part Marco Prince, le gradin, derrière le jury, est pure white.

- ci dessus l’image des deux filles (en rose et bleu) qui ont abandonné leurs copines pour montrer leurs seins derrière André manoukian.

20h00. J’observe la salle et je constate un public peu nombreux. Cet effet de foule est dû à la concentration de personnes sur les gradins. Idem, pour la fosse, on n’est pas serré. Un rondouillard aux yeux bleus apparaît sur scène : « Bonssooooarrrrrr baltard !! ». C’est le chauffeur de salle. Ce type qui a échoué à sa première année d’humour est là pour mettre l’ambiance. Au final, ce gaillard est un grand générateur de stress qui annonce les interdits sur un ton badin (cela semble une habitude sur ce tournage). Pas de bisous, pas de discussion, ne pas se lever derrière le jury, toujours avoir la patate, ne pas tirer la tronche. Sur ce dernier point, il repère une victime dans la salle. Un homme d’une trentaine d’années à la mine triste : « vous n’êtes pas content d’être là ? hein ? si !! wouaih c’est super !! ».
Par moment, il a des petits trémolos dans la voix  » ouiii cette émission repose sur vos épaules !! on a besoin de vous !! »
L’espace d’une seconde, je le prends au sérieux. Puis mon esprit critique intervient rapidement pour me réveiller. Nous ne sommes que des pixels qui donnent une sensation de foule en furie. Du bétail au service de la mise en scène.

20H40. Miss Bobig est au premier rang pour voir le spectacle. Ma mission : observer, protéger, intervenir tout en regardant l’émission. La présentatrice est un joli brin de fille malgré une stature que je nomme finement « balai dans le cul ». Cinq, quatre, trois, deux, un…l’émission commence…

Les artistes se succèdent. Première constatation. Le pavillon Baltard n’est pas conçu pour les concerts. le son est pourri, on n’entend pas bien les candidats. Deuxième constatation, deux mondes se côtoient sans se rencontrer : le public et la scène. le jury composé de Philippe Manœuvre, André Manoukian, Lio et marco Prince, semble dans une petite bulle hermétique. isolé avec leurs oreillettes pour apprécier un meilleur son.

J’observe plus attentivement Philippe Manœuvre. Bon sang Philippe ! qu’est ce qui nous arrivent ? je te regardais à la télé aux enfants du rock avec le cultissime « sex machine » et nous voilà, toi à la nouvelle star, et moi dans la fosse…merde quel parcours merdique. Ce coup de blues disparait vite en observant miss Bobig qui vit le spectacle bien loin du cynisme de son papa. Elle s’éclate.

Première coupure pub. Mister humour (le chauffeur de salle) intervient  » OUIiiiaaaais super , belle première partie…bon le metteur en scène a constaté une chose..vous là..oui.. il ne faut pas discuter ok ? wouaiiihh c’est super ». De nouvelles consignes pour motiver les troupes. Reprise de l’émission.

J’ai plusieurs heures dans les pattes. Je serre les dents. le jury fait son boulot mollement. Chacun remplit son rôle pour donner un semblant de spectacle avec bons mots et petites vacheries. ça rigole mais ça ne pète pas plus haut que l’humour des grosses têtes. Une seule chose me fascine. Les équipes techniques qui courent autour de la scène : Cameramen et techniciens s’activent comme des petits fourmis pour que le spectacle ne s’écroule pas comme un château de cartes. tout repose sur eux. Chapeau bas.

Deuxième ou troisième coupure pub. Il fait chaud, il fait soif et j’ai envie de tuer Mister Humour. Je saute sur scène et je tranche la gorge de ce malotru qui nous fait sans cesse des reproches. Tiens prends ça !! tu la sens ma haine !! « OUUUUaiiiiiii !!  » la voix du chauffeur de salle me fait sursauter. Je somnolais. c’était un joli rêve, je suis de retour dans le cauchemar.

23h00, je tiens à peine debout. les chansons se succèdent comme les plats d’un interminable repas. Je suis nauséeux quand apparaît la guest star pour la chanson finale : Amel Bent. Vêtue d’un petit haut sympa avec un pantalon hyper serré. Ce futal fait peur. à la moindre flatulence, il peut exploser. Comment le corps humain peut il résister à une telle pression? bravo Amel !

23H30. J’ai l’impression de louper des centaines d’autres anecdotes. Le malaise d’une jeune fille à cause de la chaleur, le lourdingue qui se place à chaque fois sur le chemin des caméras…etc…je garde ça dans une petite partie de mon cerveau, je les balancerai lors de soirées familiales ou autres. C’est la fin de l’émission. Je saisis ma fille par les cheveux, j’embarque madame Bobig…Go go go ! il est temps de rentrer et de pleurer sur mon oreiller.

Bonus :

Un petit jeu. Sauras tu retrouver Bobig et sa fille sur cette image ? (Cliquez pour agrandir l’image)

La réponse : Cliquez sur le lien. La flèche rouge désigne Miss Bobig, la blanche Bobig himself.

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Depuis Septembre, dans ma salle de gym, je sculpte mon corps en participant à des cours collectifs. Dimanche, culture physique et la semaine, séance de biking. Biking ? Dans une petite salle, des vélos d’appartement sont alignés. Au rythme de la musique et avec l’aide d’un coach, on pédale comme des fous furieux. On enchaine six morceaux de musique qui varient de la techno hardcore à du Richard Clayderman. Accident cardiaque garanti.

Trois entraineurs se partagent les séances. trois styles différents.

Le black :
C’est le plus sobre. Il vient, fait son cours, balance deux ou trois plaisanteries pour détendre les muscles. Rien à dire. Les mares de sueur sous les vélos démontrent l’efficacité de son coaching.

La blonde :
Les choses sérieuses commencent. on ne plaisante plus. cette charmante jeune fille nous impose un rythme enlevé. Impossible de ne pas brûler de calories. Quand elle est au sommet de l’effort, elle pousse des petits cris qui ferait l’honneur des films avec Brigitte Lahaie. Vous ajoutez ses petits seins de bakélite qui s’agitent pendant le pédalage. je suis le plus heureux des membres du club de sport.

La brute :
Alors là c’est mon chouchou. Comment le décrire ? Vous prenez un jean Claude Vandamme un peu court sur pattes. Ce type ne s’entraine pas, il vit le biking. Son corps et la machine sont liés par un mystérieux lien qui lui fait pousser des cris de bête. Au début, ça surprend. limite ça fait peur, mais au fur et à mesure on s’habitue. On le regarde comme un spectacle de l’émission « cabaret » de Patrick Sébastien. La scène la plus marquante : quand on lance un morceau hard rock où le groupe va se lancer dans le gros effort physique, il fait le signe de croix et nous annonce avec des trémolos dans la voix « OKAY !! c’est parti pour la cote de la vérité !!!! » là j’avoue que je travaille plus les muscles zygomatiques que celui des cuisses.

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Pendant la pause du repas, J’ai une petite habitude. Je connecte l’ordinateur sur internet et je balance à mes charmantes collègues « voyons les nouvelles neuves du monde !! »

D’habitude, je cliquote plutôt vers libération ou le monde. Hier, j’ai franchi la borderline. J’ai regardé les actualités via le post.
Comment décrire ce journal en ligne. C’est un savant mélange de Détective pour la rubrique faits divers, Voici et Jean marc morandini pour les médias et de brèves de comptoir pour la politique. Stupéfiant.
Le post pratique le grand mélange des genres entre des articles signés par la rédaction et par des anonymes.
Au détour de quelques pages, on découvre que des contributeurs sont des blogueurs reconnus pour leur intégrité et leurs connaissances journalistiques (j’ai repéré Mry, Christophe Ginisty…que des pointures..j’en ris encore).
Au final, le post est le reflet de tout ce qui est négatif sur la toile. Une bonne place est faite aux rumeurs, aux différentes polémiques politiques ou télévisuelles. Du superficiel qui n’a qu’un seul objectif : Attirer les claviers des commentateurs impulsifs. Le pire est que cela fonctionne du feu de dieu. En surfant sur les réactions aux articles, on descend dans les tréfonds de la connerie humaine. Un mine d’or pour le site lache ton com. Le royaume des trolls.
le mélange faits divers + ferme des célébrités est très violent. Après cette séance d’informations, mes petites collègues ont eu un coup de cafard. je n’y retournerai pas.

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Le titre de cet article est le fruit d’un brainstorming de 11 jours. Vous avez compris. La famille Bobig est alllé voir « Avatar » de james Cameron.

L’histoire :

L’action se déroule en 2154 sur Pandora, une des lunes d’une géante gazeuse, recouverte d’une jungle luxuriante, et traite du choc entre des humains venus ici exploiter un minerai rare et susceptible de résoudre la crise énergétique sur Terre, et la population autochtone, les Na’vi qui vivent en parfaite symbiose avec leur environnement et tentent de se défendre face à l’invasion militarisée. Un programme est créé par les terriens, le programme Avatar qui va leur permettre de contrôler des corps Na’vi clonés associés à des gènes humains, afin de s’insérer dans la population et de tenter de négocier avec elle, dans la mesure où le clan « Omaticaya » est installé dans un gigantesque arbre-maison situé sur un des principaux gisements de ce minerai dénommé Unobtainium. Le personnage central de l’histoire est Jake Sully, un marine paraplégique qui, via son avatar, va devoir choisir son camp… avec pour enjeu le destin de la planète.

Ce résumé de wikipédia est impressionnant mais le résultat sur la toile est plus léger. J’avais réservé les places en avance. Arrivé sur place, on chope de grosses lunettes rouges. Go à la salle.
Mollement installé dans le fauteuil, je chausse les lunettes sur mes lunettes. Sensation étrange d’avoir un quadruple vitrage sur le nez.
Premiers tests en salle. On est comme des gamins devant la pub pour les confiseries. ça sera le seul effet 3D saisissant.
Chut. le film commence. 2h40 d’action. pas trop d’abus du relief. on se laisse prendre par l’intrigue qui aurait pu être pondu par un gamin de six ans. Un pocahontas chez des schtroumpfs géants. une différence : leurs queues est plus longues et un tantinet plus orgasmiques que celles des personnages de Peyo.
L’ambiance dans la salle était studieuse mais je donne un mauvais point à madame Bobig qui se croyait dans son salon. A peine le film débuté, elle avait des questions existentielles sur le personnage principal..

- je crois qu’il va en prison là ?
- mais non c’est un vaisseau
- vi un vaisseau prison
- heu je n’ai jamais jamais vu le film..

Ensuite, première scène d’action, le héros se fait choper par une grosse bestiole. j’ai senti un pincement violent du côté gauche. vers les triceps. Dingue !! la même douleur que le héros !! le pouvoir de la 3D me scotche jusqu’au moment où je réalise que c’est madame Bobig, effrayée par la faune de la planète étrangère, qui me malaxait violemment le bras.
2h40 avec deux paires de lunettes et une sportive à ses côtés, il faut avoir la forme. Je suis sorti de la salle avec une bonne migraine et des hématomes un peu partout.
Merci james !!

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J’avoue. Le jour de la fête de la naissance de l’enfant jésus, j’aurais pu choisir une accroche plus fine, voir même un autre sujet. Mais l’heure est grave et il est temps pour moi de vous expliquer pourquoi je n’ai plus l’écolo-attitude.

On subit une propagande écologique depuis plusieurs mois. Le réchauffement de la planète, la responsabilité collective. J’étais d’accord.
Premier geste de la fin d’année , l’achat d’une guirlande électrique extérieure pour embellir le sapin de mon jardin. Attention ! pas n’importe quelle guirlande électrique, elle se recharge grâce à un mini panneau solaire. 35 euros. ça vaut le coup pour préserver notre belle planète bleue. Le principe est simple. Durant la journée, le soleil recharge la batterie, la nuit mon sapin est merveilleusement éclairé. Sauf que…
Après 10 heures de recharge, ma guirlande clignote 6 minutes puis s’éteint mollement. Je ne me laisse pas abattre, recharge le lendemain, la nuit venue, même résultat.
Fini l’écologie pour Bobig. Ni une , ni deux j’ai foncé dans un magasin de décorations. achats de bonnes vieilles guirlandes électriques avec de bonnes grosses prises. Le tout branché sur mon réseau électrique. A mon avis , les habitants de mars peuvent repérer ma maison. Je dois utiliser à 100 % les capacités d’une centrale nucléaire. D’écologiste, je suis devenu nihiliste. Je me contrefiche que la terre explose, je veux que ma guirlande fonctionne la nuit.

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Aujourd’hui, aucune envie d’arriver tôt au boulot.  Il est 6h30. Croissant + café,  je me prostre sur mon canapé. La zapette en main, c’est parti mon kiki…

035

En 30 minutes de petite lucarne matinale, j’ai la sensation d’avoir franchi une fissure spatio-temporelle. Le matin à la télé, c’est l’heure du commerce télévisuel, des quinquagénaires ou des has been qui présentent des objets révolutionnaires : le redresseur de poils, la crème amincissante à base de gloubiboulga…si il y a des téléspectateurs qui dégainent leurs cartes bleues à six heures du mat pour acheter le tire-bouchon godemichet, il faut les interner !!

je zappe, je tombe sur gym direct avec une jeune prof de sport hyper kiki qui essaie d’apprendre un mouvement de hanche à Babette 65 ans. Hélas, Babette ne percute pas. Au lieu d’onduler gracieusement le bas de son corps comme sa coach, elle tournicote maladroitement son coude. Les autres élèves s’impatientent, moi aussi , zapette…

France 2. William Leymergie m’accueille. Ce type me fait froid dans le dos. Comment peut on passer de récré A2 à cette émission matinale sans perdre la raison. Il est tout beau, tout souriant.  on devine qu’il a bien chaud avec son petit damart.  Seul point positif, les chroniqueuses. toutes mignonnes. A mon humble avis et sans faire de commérages, il y a eu des coucheries. Sacré William. Je découvre une tête à claque : Julia livage spécialiste des liens internet. elle glousse sans arrêt en révélant des buzzs périmés. Terrible…je zappe..

Chaines musicales, des clips de gamines de vingt ans qui se ressemblent toutes (voix + physique) se succèdent sur mon écran plasma 118 cm (oui je me la pète) . J’ai un coup de blues puis soudain un flash. j’ai une hypothèse crédible sur la vague de suicides dans les entreprises françaises. Regarder la télévision matinale est le déclencheur de la pulsion d’autodestruction des employés. je suis à 80 % sûr de ma théorie. J’envoie tout de suite un mail à  Didier Lombard.

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Twilight

Parfois, on prend des décisions difficiles pour faire plaisir à autrui. On sacrifie quelques heures de sa vie pour plonger dans les ténèbres. il y a deux semaines, j’ai maté Twilight 1 et 2 avec miss bobig.

033

Le premier épisode a été visionné dans la discrétion de mon appartement. Confortablement installé, j’ai cliqué « play ». C’est parti mon kiki.
L’action se situe dans une région pluvieuse d’Amérique du nord. Une jeune citadine atterrit dans un trou perdu, essayant de s’intégrer dans la vie scolaire. Après  une tentative pour faire partie du groupe des bouffons du collège, elle flashe sur les rebelles : Les Cullen. Ces derniers sont un savant mélange entre la famille Adams et le groupe Tokio hôtel. Autre détail, ils sont aussi vampires. Buveurs de sang new génération avec un aspect « on souffre de la crise financière », des crocs peu acérés,  fuyant la lumière du soleil, non pas pour éviter de se consumer mais parce que leurs peaux brillent comme la plus belle  boule à facettes de la discothèque de la chapelle Thouarault.

Dans le groupe des vampires, il y a un beau mâle mystérieux (personnellement je trouve qu’il a une tête d’ampoule, mais le fait est qu’il plait beaucoup aux demoiselles). Logique, il tombe amoureux de la jeune fille. Seule contrainte, il ne peut pas lui faire subir des assauts sexuels sous peine de la croquer et de la perdre pour toujours. Pas de bol.

Etiré sur deux heures, le premier épisode est agréable à mater si on fait abstraction du côté asexué des personnages. La course poursuite entre un méchant vampire et la pucelle  est bien foutue. l’héroïne se prend des gros coups à travers la tronche, jambe avec fracture ouverte, morsure…. Malgré ces épreuves physiques, elle reste bouche bée devant tête d’ampoule. Deux hypothèses : c’est une parfaite idiote ou une masochiste. on aura la réponse dans le deuxième épisode.

Twilight 2 : là, l’effort est surhumain. je dois visionner le film dans une salle de cinéma. Une vraie !! avec des gens dedans qui mangent du pop-corn. Deuxième épisode. Tête d’ampoule (le vampire beau gosse) présente sa fiancé à ses parents.  Comme premier contact, ça chie totalement dans la colle. Un des frangins essaie de la mordre. Re-baston. La gamine se prend un coup de pied latéral et atterrit, tête la première, sur la commode Louis XVI du futur beau papa. On a bien confirmation, son masochisme la pousse à continuer de fréquenter le suceur de sang. Sauf que…Tête d’ampoule réalise que son couple merdoie. Il décide de rompre pour le bien de tous.

A partir de cet instant, j’ai perdu un peu la notion du temps. La gamine se replie sur elle même. Elle passe ses journées à mater par la fenêtre. Voir cette déchéance  avec la floraison de réseaux sociaux de notre époque, je peux vous dire que ça fait mal au coeur. Pas de messenger, ni twitter ou facebook. Au bout de six mois végétatifs, elle réagit et fréquente un nouveau garçon. Jeune indien qui poursuit ses études dans le collège de la réserve. Alors là, vous me croyez ou non. Mais cette fille n’a pas de bol. Après ses blessures suite à la fréquentation du vampire,  sa peine de coeur…elle réalise que le jeune indien est un loup-garou. Sans déconner. D’une humeur taquine, j’ai chuchoté à ma fille que l’épisode 3 se passerait avec des lutins. On a bien rigolé.  Anecdote : alors que les vampires sont des boules à facettes, les loups garous sont fiévreux. 42 dégrés,   24 heures sur 24. En période de pandémie de H1N1, les voisins de ces zigotos ne doivent pas être rassuré.

Bon , je ne vais pas raconter le deuxième épisode en entier.  Juste une précision, avant d’aller au cinoche, avaler une bonne rasade de whisky ou fumer deux  ou trois joints, ça aide à avoir l’esprit ouvert.

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