OMFG !!

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Match Espagne – Allemagne. Affalé sur le canapé en subissant à nouveau les hurlements de madame Bobig, je pense être le seul à avoir remarqué l’anti-jeu d’un joueur.

Habillé en noir, il cavalait comme un dératé sur toute la longueur du terrain. Et tenez vous bien ! il n’a pas touché une seule fois le ballon. A croire qu’il l’évitait !! Tout le long du match, il provoquait chacun des joueurs avec un sifflet ! un dingue !
Pire, à la fin du match, j’ignorais toujours s’il faisait partie de l’équipe espagnole ou allemande. J’ai bien observé les émissions d’après match. Rien. Aucune remarque des spécialistes sur ce manque de fair-play. L’esprit du football est totalement vérolé !

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Parfois je me lance dans des projets artistiques et je me casse violemment la tronche. Impressionné par différents autoportraits d’artistes reconnus, j’ai décidé de commencer une série de photographies avec un sujet très fort : moi à poil.

Discrètement installé dans ma chambre, sans faire de bruit pour ne pas alerter mes gamins, je mets en place mon trépied avec l’appareil numérique fièrement vissé dessus. La séance commence. Je dégage les vêtements !! Fais bouger ton corps bobig !!. je mitraille à tout-va. Gros plan, plan large. je varie les positions. Orgueilleux, je frotille le kiki pour qu’il ne paraisse pas comme le sexe d’un enfant de six mois.
Se photographier nu est très agréable. L’idée de figer mon corps sur une carte SD ne me déplaît pas. ça sera un joli souvenir pour mes vieux jours sauf que…après la séance, je lance mon aperçu d’images et là stupeur. Je ne me faisais pas d’illusions mais le constat est terrible. Je suis un gros tas. Des bourrelets que je ne soupçonnais pas sont apparus dans des endroits improbables. Je suis flasque. Pire que les petits boudins, le sexe..le tripotage n’y a rien fait. Malgré tous les angles de vue, on ne voit qu’un vague machin qui pendouille. j’ai bien mon sexe (je m’amuse beaucoup avec) mais une chose est certaine, il n’est pas photogénique. N’est pas Mapplethorpe qui veut.
J’envisage sérieusement une formation de retouche photographique pour sortir quelque chose de positif de cette série. A moins que la solution soit de refaire des monochromes. je risque d’être moins déçu…

je ne me sentais pas vieillir. j’avais l’impression de posséder toutes mes forces. Jusqu’au jour où mon voisin m’a invité pour une partie de tennis. Après avoir fait le coq en les provoquant (je vais vous retourner sur la terre battue), nous voilà sur le chemin du terrain

Il faisait beau, il faisait chaud. Je courais dans tous les sens, tel un cabri pour attraper les balles. Coup droit fulgurant (si ! si !), revers passable…2h15 non stop sous un soleil de plomb. trois gorgées d’eau. Bilan du match plutôt positif, je n’ai pas trop perdu mon gameplay et le service d’Olivier que j’ai reçu en pleine tête est devenu un bon souvenir, malgré une amnésie passagère.

Satisfait de ma prestation, je suis rentré chez moi, fier de montrer mes baskets barbouillées de terre battue. La première douleur est apparue vers 17 heures. L’épaule droite me lançait. ce n’était que le dessert. Quelques minutes plus tard, j’ai eu l’étrange sensation que mon genou grinçait. Aïe.
Je ne me laisse pas abattre, d’autant que madame Bobig me scrutait, prête à jaillir, pour dénoncer la fragilité masculine. Inspiré par mon jardin, je saisis mon appareil numérique pour filmer mes pieds (le résultat est ici). Sur la bande-son, on n’entend que les cris des enfants et pas le « crac » que j’ai ressenti dans le bas du dos. Argh !

Il y a plus de 20 ans, j’enchainais quatre heures de foot le matin avec quatre de tennis l’après midi. 2010, 42 ans,  j’ai pris conscience des limites de mon corps. J’ai mis à peu près trois jours pour me remettre d’un effort physique de deux heures. ça fait bobo à l’orgueil…

Grosse surprise aujourd’hui pour un super projet qui va me permettre enfin de gagner ma vie d’artiste.

Je m’explique. Depuis plus de dix ans, je fais de l’art gratuit. j’abandonne mes œuvres via des rencontres ou le réseau internet. Faire dans la gratuité n’implique pas l’absence de rémunération. En Octobre 2009, j’ai été contacté par une entreprise – Nestlé – qui va jouer le rôle de mécène. On va d’abord parler des avantages. Je vais pouvoir faire des œuvres plus importantes : Installations in situ, peintures grand format , participer à des foires internationales d’art contemporain… Bonus non négligeable : je vais gagner des brouzoufes. Un petit salaire versé par Nestlé – environ 1500 euros par mois. Madame Bobig est folle de joie.
Maintenant parlons des inconvénients. Malgré les promesses de Nestlé de ne pas interférer dans mon processus créatif, j’ai la sensation de perdre mon indépendance. Autre contrainte, l’obligation d’insérer le logo « Nestlé » dans mes artisteries. J’essaierai de le faire le plus discrètement possible.
Bref, une petite révolution dans mes projets artistiques. j’espère que le bilan sera positif !!

Ha oui ! la french touch…cette originalité française qui nous permet de briller à travers le monde entier…Dernier exemple. le site de la présidence de la république française.

Les mauvaises langues qui diront que c’est le copié-collé du site de la maison blanche seront bannis du pays pour une durée indéterminée. Cela ne ressemble pas du tout à la White house !

j’ai remarqué une grosse différence entre les deux sites. Là où Barack Obama met en avant son équipe dans un onglet de la navigation principale, Nicolas Sarkozy ne parle que de lui. Chapeau bas pour l’ego en ligne.

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mercredi 17 Mars. 11h52. librairie Mille pages à Vincennes. Rayon BD. Un livreur arrive avec un gros chariot de livres. je feuillette quelques pages de cartons…Deux hommes pénètrent dans le magasin d’un pas décidé.

Après lui avoir montré son badge de police, un type lâche d’un ton agressif : « ça vous gène pas d’emboutir une voiture ? »
- comment ? emboutir une voiture ?
- vous me prenez pour un imbécile ? vous avez embouti une voiture !
- Écoutez je ne suis pas idiot si je cogne une voiture je m’arrête aussitôt et je ne fuis pas pour me garer 10 mètres plus loin.
- Mouii finissez votre livraison…

La vendeuse intervient :

- oui je finis la vérification des cartons…
- dépêchez vous !! parce qu’on est pas obligé d’attendre…

A cet instant précis, je me suis imaginé le Bobig d’un univers parallèle. Le gars couillu qui n’a pas froid aux yeux. le type qui n’hésite pas à affronter l’injustice pour défendre la veuve et l’orphelin.

- Messieurs vous êtes impoli !! et la notion de présomption d’innocence !! vous en faites quoi ?

Hélas j’ai très vite atterri dans ma réalité. Réfugié derrière le rayon Manga, j’ai gardé le silence avec un air gêné. Les deux cow-boys ont escorté le non présumé coupable vers la sortie. Dans la boutique, l’ambiance est restée pesante pendant de longues minutes…je ne l’ai pas dit tout haut mais j’ai pensé très fort « nique la police ! ».

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Dans les années 70, regardant Midi première, j’étais souvent saisi d’une boule d’angoisse quand Jack Lantier intervenait dans l’émission. C’était il y a trente ans, l’interprète de la petite tonkinoise paraissait avoir 60 ans.

il interprétait les titres les plus glauques du répertoire de la chanson française. Exemple : l’hirondelle du faubourg.

A l’hopital c’est l’heure de la visite
le médecin en chef passe davant les lits
le numéro 13 qu’est ce qu’elle a cette petite ?
c’est la blessée qu’on amena cette nuit
n’ayez pas peur que je sonde vos blessures
deux coups de couteau…prés du coeur…y a plus d’sang !

à 10 ans, si vous passez l’épreuve des chansons de Jack Lantier, vous pouvez aisément affronter les difficultés de la vie.

2011. Retour d’acide. je repense à ce chanteur. j’en parle autour de moi. Chacun évoque ses souvenirs. On retient souvent son age avancé et on se demande l’année de sa mort. Go sur wikipédia…jack lantier…jack lantier. Ha voilà. Après la lecture de l’article, je suis resté cloué sur mon siège, bouche bée pendant de longues minutes. Accrochez vous. Jack Lantier n’est pas mort.
Ce type a 80 ans. il a traversé le 20éme siècle en chantonnant des chansons dépressives. à 40 ans, il en paraissait 30 de plus…il est toujours vivant. He’s alive !!

Après le choc émotionnel il faut faire appel à la raison. j’ai une idée. Une tournée internationale « jack Lantier is back ». En parallèle , on sort une compilation remix techno avec les titres les plus underground (remember les roses blanches) .Vu la morosité ambiante qui règne dans ce pays, cela ne peut être qu’un gros succès… mouhahahhaaaaaa (rire à la fantomas) je suis génial.

Bonus : Le pot pourri (le mot est bien choisi) de ses meilleurs titres. je suis encore sous la choc du nœud papillon…

Dimanche. 14h25. Soudain un crise de geek attitude dans un centre commercial. Grand fan de Wow, je décidé de chauffer la carte bleue sur une souris dédiée à mon mmorpg.

89 euros. Rentré à la maison, je déballe l’engin devant les yeux envieux de mon fiston. Il a un sourire en coin. Le sadique !!
il me met un coup de pression : « de toute manière tu n’arriveras pas à la configurer et tu me la passeras… ».
Première découverte. la fameuse souris n’est pas totalement compatible avec Mac. Argh ! Je tente le test in game. Je bidouille mon addon Healbot (les pros de wow comprendront). Une souris avec 17 boutons à configurer n’est pas fait pour les monoprocesseurs. J’arrive péniblement à paramétrer le clic gauche.
La phrase de mon fils tourne en boucle dans ma boite cranienne « … tu me la passeras… »
Je me lance dans un combat contre un lapin (il faut tester doucement). L’ergonomie n’est pas au rendez vous. J’ai l’impression de faire glisser une pomme de terre sur le tapis de souris. Merde ! merde !

17h00. je tape à la porte de sa chambre. je lui tends la souris, les larmes dégoulinent le long de mes joues. Il n’a aucune pitié : « hahaha j’en étais sûr, merci papa de me l’avoir acheté ». Le naïf !! il croit m’avoir vaincu mais j’ai commandé une souris Razer Naga 15 boutons, plus ergonomique. Si je n’arrive pas avec celle là je me coupe la main droite.

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Pathétique

Plus jeune, je mettais de jolis pyjamas. Madame Bobig appréciait la fine étoffe de mes shorts, la douceur de mes petits hauts qui  moulait mon torse musclé.

Le temps a passé. J’ai la sensation que ma femme aime moins mon look quand je vais au lit.

Need une thérapie

A l’heure du coucher, il m’arrive souvent de méditer. J’en profite pour réfléchir à la vie, à la mort, aux commissions à faire le week-end prochain à Carrefour. Hier, une boule d’angoisse est soudainement apparue. J’ai réalisé une chose. Je suis fou.

Je m’explique. Tout ma vie est cadrée par des petits rituels. des gardes-fous qui permettent de ne pas perdre l’esprit. Je me lève tous les matins à la même heure. Je vais au travail. je bosse huit heures. Je rentre à la maison. Jusqu’ici c’est très banal. Mais, je ne change jamais de plat dans les différents restaurants que je fréquente. Je mange toujours le même dessert à la boulangerie. Ma vie est totalement under control. Rien ne dépasse. Pire ces derniers temps j’ai envie de porter le même style de vêtements. En noir. le soir venu. j’ai mon petit mouchoir posé à côté. je regarde trois ou quatre fois mon réveil. et je m’endors. Flippant non ?
Le seul domaine où je ne cadre rien. C’est l’art. je peux aller dans une direction ou dans une autre sans que cela me tracasse. Je détruis et je recommence des oeuvres au gré de mes envies sans me soucier des autres. Je fais ce que je veux. je suis libre. L’art est ma thérapie qui permet le parfait équilibre entre une vie de con et une vie créative. Ouf !

J’ai longtemps hésité à me mettre une perruque blonde et un costume à paillettes style « eurovision » des seventies, j’ai opté pour un autre look.Vêtu de noir. mon gel « effet décoiffé » appliqué. Chaussures confortables. J’étais prêt pour une nuit de réveillon de folie.

Sur la quarantaine de personnes, je n’en connaissais qu’une dizaine, mais peu importe, l’objectif était de bruler la piste de danse, de bouger mon body jusqu’au bout de la nuit.
L’hôte de la soirée avait préparé une superbe playlist, j’avais eu le temps de m’entrainer devant le miroir de la salle de bain. Première épreuve. Au moment de me lancer dans la chorégraphie, je ne reconnais pas les morceaux. Un DJ, un vrai, avait remplacé la fameuse playlist. Il avait fait un bon choix de morceaux pour dodeliner de la tête, pour faire le ménage mais pas pour la teuf. On se lance dans des tractations diplomatiques.
- S’il te plait , tu peux mettre notre playlist …
- tu vois ok mais à minuit je mets deux enceintes de plus et je reprends le set tu vois?
- oui mais tu sais la chaine HIFI est suffisante…
- Oui mais non tu vois, là le son sature et c’est pas bon..
- Tu ne devrais pas te prendre la tête niveau acoustique. Déjà c’est du mp3 c’est du mauvais son à la base…
- Ok je vois…

La soirée dancefloor peut commencer. Est ce l’alcool ? l’effet de transe avec la bass qui tabasse ? mais à un instant précis de la soirée j’ai senti l’esprit de Tony Manero m’envahir. Malgré une danse particulière (on peut comparer mon style à la danse du rut du lémurien des terres australes), j’ai enflammé la soirée avec notre troupe d’amis. J’ai bien senti que le DJ l’avait mauvaise quand le morceau de Patrick Juvet a résonné dans les enceintes mais peu importe, mes voûtes plantaires se souviendront longtemps de ce 31 décembre…

Depuis que je regarde la série « lie to me », ma vie est devenue un enfer.  Voici le pitch : Le Dr Cal Lightman, expert en détection de mensonges par l’analyse de « micro-expressions », vend les services de son équipe pour des enquêtes criminelles et civiles.

037

Après le premier épisode, je me suis surpris à scruter le visage de mes proches. J’ai commencé par bobig junior :

- Tu as préparé ton sac pour le collège demain ?
- oui

Son sourcil droit s’est légèrement soulevé. Un petit rictus sur le coin gauche de sa lèvre inférieure.

- Va faire ton sac…
- Ok grrrrr…

Merci Dr Lightman ! mon fils de 14 ans se foutait de ma gueule. Les jours se sont succédés et j’ai peaufiné la détection des pensées ou des mensonges de mes proches. Les choses ont commencé à se gâter dans le milieu professionnel. Arrivée de notre directeur au bureau :

- monsieur Bobig , votre travail est très important et je pense que vous évoluerez rapidement dans ce service. Sa moustache frétillait, pupilles dilatées…ce trouduc n’en pensait pas un mot. Au final, décrypter son prochain devient vite une souffrance qui dégénère en parano

Petite visite chez mes parents, mon père est assis sur son fauteuil. je m’approche. Je discute (les actualités politiques..etc…), au bout de deux ou trois minutes, je remarque qu’il soulève ses lunettes avec son majeur. Sa micro-expression est un bon gros doigt d’honneur. Il se fait chier et m’écoute juste par politesse. Je l’empêche de lire tranquillement son canard. Ce dernier exemple  m’a fait prendre conscience qu’il fallait absolument que j’arrête l’étude des micro-expressions.

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Pour le titre de cet article, ceux qui ont l’oreille musical auront reconnu le générique de « Gym tonic », une émission d’aérobic que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre.

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Dimanche matin, arrivée à la salle de sport avec Bruno. La patronne du lieu nous aborde : « Ha les garçons, à 10h15, cours de culture physique vous êtes chaud »..Réponse de Bruno « 10h15, très bien ça me laisse 5 minutes pour fumer une clope ». ça commence fort.

bâton + tapis + haltères. 10h16, on commence les premiers exercices. je copie/colle les gestes du coach. Au bout de 20 minutes, ça devient difficile. Le cours est composé de 95 % de filles. Seul l’orgueil masculin me fait tenir le choc. Je ne vais pas être dominé par des gonzesses en tutu rose !!
35 minutes. Je suis à quatre pattes, secouant ma grosse cuisse de bas en haut et vice-versa. Mon souffle est devenu rauque. Les autres participantes ont la méga patate. Aucun masque de l’effort sur leur visage. Je vais mourir. j’hésite à simuler l’évanouissement pour interrompre le cours.
43 minutes, le professeur nous indique des mouvements de détente. ça sent la fin du cours. Je m’endors sur le tapis…11 heures, retour home sweet home, après avoir ingurgité quatre lits d’eau, je suis resté prostré sur mon fauteuil le restant de la journée.
Je finis par un conseil : Dans un cours de « culture physique », toujours éviter de mettre un short. Il y a certains mouvements de jambes qui peuvent rendre vos testicules apparentes.

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Dans un jeu en réseau ou au cinéma, les héros ont souvent un point faible, une petite phobie qui peut les faire basculer dans le drame. James Bond perd tous ses moyens à cause des femmes, Indiana Jones panique à la vue d’un serpent.

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Héros de ma propre aventure, je me suis dit « tiens bobig faut te trouver un talon d’achille original! » . J’aurai pu flipper sur les araignées, sur l’obscurité ou les dragons…non. j’ai choisi la phobie la plus conne, la plus ridicule : Je perds mes moyens en voyant des boutons de chemise.
La simple vue, ou pire le toucher d’un bouton de chemise me met mal à l’aise. Ma gorge se serre, sensation de s’étouffer, limite nauséeux (désolé Pouic).
Avec l’age, j’arrive à me contrôler. je peux porter des chemises sans contrainte. La phobie est uniquement plus forte quand je suis dans un état de grande fatigue.
Parfois, je m’imagine dans un film d’action où des méchants me torturent afin de révéler un secret. Nul besoin de me tremper la tête dans une cuvette ou de m’électrocuter les coucougnettes. Un simple seau rempli de boutons de mercerie et je dénonce toute ma famille…

Y-a-t-il un psychiatre dans la salle ?

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Au risque de décevoir David Douillet, je me situe dans le clan des tapettes. Pire, j’assume totalement…

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Je m’explique. A la maison, tout est inversé dans mon couple. C’est madame Bobig qui porte la culotte, elle rentre tard du travail, je m’occupe des enfants et du repas. Avant son arrivée, je lance une machine et j’étends le linge. Bref je suis le cauchemar de David.

Le meilleur se situe dans les émotions. Exemple : le film de Clint Eastwood « one million dollar baby », quand l’héroïne devient tétraplégique, condamnée à finir ses jours sur un lit d’hôpital, mon sweat shirt était trempé de pleurs. Dans ces instants d’intenses émois, Madame Bobig me réconforte en me donnant une petite tape virile sur l’épaule (je suis désolé David)
Pire, j’ai réussi l’exploit d’avoir les larmes aux yeux durant un film « pokémon ». Je pense avoir trop d’empathie et je ressens le trouble d’une salle de cinéma, peu importe l’age des spectateurs. Scène du film : Après un combat épique, Pikachu est gravement blessé, son dresseur Sacha prend sa bestiole dans les bras, l’animal meurt…musique avec violon, la scène est forte…pour des gamins de 6 ans mais aussi pour moi. Quelle honte !
Dans le genre chochotte, j’ai atteint un niveau assez élevé. personne ne peut me battre.

MC Raymonde

Enterrement suite et fin.  Des obsèques.  On est toujours secoué par un mélange d’émotions qui peut frôler la crise de fou rire. Je tiens à remercier la maîtresse de cérémonie qui  a tout fait pour me déstabiliser avec un sermon bien nul à chier.

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Nous l’appellerons Raymonde. Nous sommes tous réunis dans l’église. Le cercueil est posé devant l’autel. Raymonde commence son discours :

- Hum, nous sommes ici…voilà…dans l’église…pour accompagner une dernière fois Patrick (le mort s’appelle Yves).

Assis au fond de la salle, je ne vois pas la famille en deuil mais j’imagine leurs regards interloqués.

- A travers sa musique, Patrick a toujours eu une recherche spirituelle…

La salle chuchote le vrai prénom …Yves…

- Oui Yves bien sûr…je suis aussi émue..voilà…donc…

A ce moment précis, j’ai commencé à fermer les yeux pour essayer de l’ignorer. J’ai eu beaucoup de mal à me concentrer, surtout lorsqu’elle a comparé la passion d’Yves pour Sitting Bull avec la parole de Jésus Christ. Là faut avouer que Raymonde a fait très fort. Sitting Bull versus JC…Fallait oser. Durant 30 minutes, elle a aligné tant de sottises que j’ai regretté de ne pas l’avoir enregistré.

En sortant de l’église, j’imaginais Yves s’il avait assisté à cet hommage. Avec son air bourru et le sourire en coin, il m’a semblé entendre sa voix « Elle est vraiment conne celle là !!! ».

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